Vous connaissez ces petites routes de campagne, où d'entre les arbres où il fait très sombre on ressort à la lumière du soleil couchant, où on roule à travers les voies ferrées, où on croise de petites grand-mères qui sont encore dehors si tard le soir. Oui vous les connaissez, quand on part trop tard, qu'on se perd en route, qu'on demande son chemin à des autochtones peu commodes et qu'on fait demi tour trois fois pour se rendre compte que le premier chemin était le bon. Eh bien l'autre jour, au détour d'un virage, en sortant d'une de ces espèces de forêts qui entourent la route et empêchent de voir ce qu'il se passe à cinquante mètres tellement il fait noir... En sortant d'une route comme ça, j'ai débouché sur une grande route lisse, récemment refaite, avec les belles peintures blanches au sol et les jolis panneaux qui réfléchissent bien la lumière des phares. Et au bout de cette route, si longue et si droite, j'ai pu apercevoir, derrière l'horizon, sur la crête des nuages, la ville dans les nuages. Lapiuta disaient les japonais. Les tours que l'on distingue, les immeubles, les maisons, les villages qu'on peut voir dans ces nuages. Sont-ils réels ou ne sont-ils que des extensions de nos songes?
Je suis de retour...
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