Vendredi 20 juin 2008 à 0:33
Publié par LetMeTalk
Dimanche 3 juin 2007 à 18:16
Je porte les stigmates de mon week end partout sur mon corps. Le café qui mascère dans mon estomac. Peut-être les huîtres pas très fraîches aussi. Mes épaules courabturées. Mon dos cassé à force de m'être baissée et relevée. Un goût de "Le chat" dans la bouche, la faute à trop de lessive. La brûlure du fer à repasser sur mon bras. L'odeur de poisson sur mes mains, à cause du plateau de fruits de mer. Et d'énormes cernes, qui ne témoignent pas de mes douze heures de sommeil de cette nuit.
Ouais, je deviens une desperate housewife. J'entertain mes invités, me disait Keith. Je m'occupe du ménage, de la vaisselle, de la lessive, du repassage. Des enfants, autant que je peux, quand il y en a. Je veille à ce que les gens se sentent comme chez eux dans mon home sweet home. Je parle avec ma grand-mère à table, pour ne pas qu'elle désespère d'entendre ses deux fils parler de choses qu'elle n'entend pas (dans les deux sens du terme), d'ordinateurs, de cartes PCMCIA, de ports USB, de flashdisk et de sandisk, de driver et de Windows XP 64bits. Petite Normalienne aux cheveux bien permanentés et si blancs, qui a l'impression de venir d'un autre temps, d'avoir fait son temps... Alors je lui demande des nouvelles de ses poules, de ses voisines, du renard qui rôdait dans son jardin, de la pie qui volait des graînes aux poules et du chat qu'elle a recueilli récemment. Quand elle se lève, je l'aide à enfiler son manteau. Arrivées à la voiture, je lui ouvre la portière, lui met sa ceinture, avant de prendre place derrière elle.
Ne croyez pas que ça m'embête, mais je commence à me demander ce que je fais là . Pourquoi? Comment? Où? Qui? Des questions stupides, mais hey? Je vais peut-être pas me demander "D'où venons nous? Que sommes nous? Où allons nous?" Suffirait de mettre des "je" à la place des "nous", et ce serait en fait exactement ça. Merci Gaughin.
Alors je me lave les mains avec le savon en métal spécial pour enlever les odeurs de poisson, mais contrairement à ce qui est recommandé, je mets un peu de savon-spécial-protection-de-l'environnement aux huiles essentielles de lavande. Je mets de l'homoéplasmine sur la brûlure qui ressemble un peu au sigle de nike, et sur la grosse marque rougeâtre apparue tout autour. Et ça me fait un peu mal, mais c'est pas grave. Je continue le repassage, je plie les vêtements et les empile dans la valise. Je récupère des vêtements et sous vêtements éparpillés dans la maison pour sécher. Je me fais un sandwich jambon-beurre pour ce soir dans le train, pour ne pas avoir trop faim, on ne peut pas dire que ce soit un dîner. Je plie les chaussettes au lieu de les fourer en boule dans le sac. Je range mes cahiers, mes classeurs. Remets les crayons dans la trousse. Range la calculatrice. Et je sors mon bouquin - L'échiquier du mal de Dan Simmons - range le second dans mon sac, et m'assoie sur le canapé pour commencer à attendre.
Je pars dans un peu moins d'une heure.

Messages personnels :
Jo : Courage pour ton bac =)
Ouassi : Bravo pour Nantes. Je t'envoie bientôt une lettre dans le Trégor, puisque tu es redevenue trégoroise.
Alice : Pareillement, je répondrais bientôt à ta lettre. Je suis juste un peu débordée en ce moment, je suis désolée.
Enora : Bravo pour Angoulême, je suis fière de toi.
Erell : Allez, arrête un peu, tu es une kayakiste de folie, et tu seras peut-être première nationale plus tard. Tu vas l'avoir Sciences Po, moi j'ai confiance. Comme tout le monde, tu n'es pas parfaite, mais eh? Les mecs non plus ne ressemblent pas à ce qu'on voit dans les catalogues et les magaaines. Et puis la vie serait tellement triste si on était tous parfaits? Et tu serais tellement relou si tu étais parfaite!
Erell encore : Mathieu s'excuse si tu l'as trouvé super vilain l'autre matin, mais en fait je lui avais promis quelque chose si tu partais courir avant que j'aille en cours, alors le pauvre bichon était un tout petit peu frustré que tu ne te lèves pas. (Et encore plus quand il s'est rendu compte que tu partirais pas courir...)
Caroline : Vraiment?
Mathieu : Je t'aime tout plein avec des coeurs et des fleurs partout. Courage pour tes oraux, aies confiance en toi, et ça devrait aller.
Mathieu encore : J'ai les chaussettes de Jeanne à te rendre, tu la remercieras, elle m'a un petit peu sauvé la vie, enfin plutôt celle de mes pieds mais bon c'est kif/kif à ce stade.
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Dimanche 25 mars 2007 à 17:57
Bénabar - Pour faire de la colle à coeurs brisés
lement je l'ai envoyé promener assez peu de temps après. Quand l'idée de le voir me laissait parfaitement indifférente, voir même me plongeait dans une angoisse indicible à l'idée... de le voir justement, de lui montrer que je ne voulais plus de tout ça, plus de lui.Mais je crois que je comprends ce qu'elle ressent, même si ça m'est jamais arrivé de me rendre compte qu'un "il" avait été infidèle. Je me suis déjà sentie trompée, utilisée, bernée, maltraitée, j'ai déjà eu l'impression qu'on me prenait pour une conne, qu'on se servait de moi. Mais croire que quelqu'un m'aime, et me rendre compte qu'en fait derrière mon dos il fornique à tout va, ça jamais. Et j'espère ne jamais avoir à le vivre, en soit.
C'est étrange comme ça ne cadre pas avec mon idéal libertin. Pas que je me vois, au jour d'aujourd'hui,*Le partager, voir même me partager moi-même entre *Lui et un autre. Mais un jour, peut-être, quand j'aurais un mari, des enfants, quand je serais une sale jeune qui commence dans la vie active et qui veut "croquer la vie à pleines dents". Peut-être, qui sait, vivrais-je comme Georges et Madeleine, ou peut-être que mon natuel jaloux ne me laissera pas ce plaisir. Qui sait?
Toujours est-il que mes rêves du samedi soir me perturbent toujours autant. C'est la troisième fois depuis le début de l'année que je me réveille en sueur, que je mets une minute avant de réaliser "woah putain c'était qu'un rêve". Trois fois déjà. Les trois rêves étaient différents et pourtant, leurs similitudes étaient troublantes. Et ce matin, en me rendormant, le rêve que j'ai fait ensuite était encore plus étrange. Pourquoi? J'aime pas me réveiller comme ça, tremblante et terrifiée. Ne sachant plus quoi penser ni comment m'en sortir...
Allez, je vais travailler. Les rêves ne doivent pas empiéter sur la réalité, pas vrai?
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Mardi 20 février 2007 à 16:27

Elle danse sur Robots In Disguise.
Elle était petite avant d'être grande. Normal me direz-vous. Ouais. Mais elle était pleureuse avant d'être comme elle est. Sur les albums photo elle se rend compte. Plein de grands sourires sur les photos. Mais plein d'yeux rougis aussi. Pas à cause du flash, mais à cause des larmes. Pourquoi elle était comme ça? Mystère. Elle aimait pas être ce qu'elle était. Le vilain petit canard, dans l'ombre du magnifique cygne qu'était sa soeur. Ouais, elle était jalouse de l'attention qu'on donnait à sa soeur, et qu'on lui refusait. Elle était jalouse quand dans la bande d'amis d'enfance, elle avait le dernier rôle. Elle était juste la soeur de Margaux. Celle un peu bizarre, qui mange beaucoup et est souvent à l'écart. Qui pleure beaucoup, mais on sait jamais vraiment pourquoi. Et on a jamais vraiment envie de la consoler.
C'est qu'elle fait un peu peur...
Et puis, elle a arrêté de pleurer. Elle s'en était rendue compte, que personne viendrait la consoler. Alors elle a arrêté. Elle a tout gardé pour elle. Elle a gardé la face quand elle avait envie de se barrer dans sa chambre. Elle a gardé le silence et le sourire, elle a ravalé ses larmes. Maintenant, elle les donne pour rien ses sourires. Et ses amis d'enfance ne la trouvent plus si bizarre à présent. Elle est gentille. Elle est un peu comme eux au fond, elle parle des mêmes sujets. Et pourtant ils le sentent toujours, qu'elle est à part. Qu'elle n'est jamais vraiment là. Même si elle rit à leurs blagues et fait sa tête de cochon quand ils la taquinent. Elle a la tête ailleurs, mais elle sourit, elle rit, elle est triste. Mais plus jamais elle ne pleure devant eux. Peur de passer pour la petite rabat-joie qu'elle était. La canne et le canard. Le vilain petit canard ouais.
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Dimanche 18 février 2007 à 12:44
Mais moi, je ne suis pas du tout comme Elle. Mes musiques sont trop bruyantes, trop abrasives. Je veux laisser ma marque, apposer mon sceau. Les musiques douces, je les écoute dans mon lit, au beau milieu de la nuit, quand j'ai la gorge nouée et le sommeil qui me fuit à cause de mes angoisses. J'essaie de m'apaiser avec quelques mélodies, douces, câlines... mais dans ces moments-là, même si elles m'enveloppent, je ne m'envole pas. J'ai le coeur qui se serre, lesté de plomb. Et mon corps pèse plus lourd sur le matelas. Et ma tête s'enfonce un peu plus encore dans l'oreiller. Pas pour étouffer des sanglots, non. Mais couper petit à petit l'arrivée en oxygène. Dormir, enfin, dormir...
Mais non, l'ipod toujours sur les oreilles, petit à petit les musiques reprennent de la place, de l'ampleur, du volume. Ouais, des fois, le shuffle me connaît mieux que moi. Et là, je sais que le sommeil m'a fuit. A petits pas, je descends l'escalier. J'attrape un cahier, un crayon, et je remonte, furtivement. Allongée sur mon lit, j'écris ces mots.
Dans quelques instants, je vais poser le crayon, lancer le cahier au pied de mon lit, éteindre la lumière. Je vais m'étendre, les mains sous la tête, et fixer le plafond. Ou alors, je vais me recroqueviller sous la couette en m'enroulant dans son parfum. Les yeux fixant la nuit orangée à cause des lampadaires, je vais finalement m'endormir, et mon ipod tournera toute la nuit. Ou du moins jusqu'à ce que la batterie rende l'âme.
Demain je me réveillerai, la gueule en vrac, enroulée dans mes écouteurs, et la seule chose que j'aurais envie de faire, c'est me retourner et me rendormir...

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Samedi 17 février 2007 à 23:23
J'me sens vide... Il me manque. Mais en fait c'est plus... Je dois travailler, et j'ai pas envie.Elle erre dans la vie comme une plume. Légère. Frêle. Elle ne dérange personne. Glisse entre deux eaux. Ecoute des musiques douces, qui prennent peu de place, comme Elle, plutôt que des musiques qui font du bruit. Et puis Elle met le volume sur très faible. C'est qu'Elle ne voudrait pas déranger ses voisins. Elle regarde le monde avec ses yeux ébahis. S'étonne de tout. Un sourire parfois sur les lèvres, mais si peu. On la sent toujours un peu ailleurs... Quand on se rend compte de sa présence. Elle a si peu d'impact sur le monde. Elle flotte, inconsistante. A peine l'a-t-on rencontrée que déjà on l'oublie, mais à moitié seulement. On garde en nous un souvenir, indélébile, une simple impression de fragilité. Elle est pourtant quelqu'un. Elle est bien réelle. On peut la croiser dans la rue, les yeux levés vers le ciel. C'est facile de la reconnaître dans la foule. Quand tous les autres courrent et s'essouflent, Elle regarde en l'air, prend le temps d'admirer le paysage, ou alors Elle saute d'un pavé à un autre en évitant les flaques d'eau. Quand il pleut, Elle ne remonte pas le col de son manteau. Elle ne sort pas un parapluie. Elle n'accélère pas le pas. Non, Elle, quand il pleut, Elle ralentit, voir même s'arrête. Elle ferme les yeux et bascule sa tête en arrière. Elle éloigne ses bras de son corps, et Elle tourne tourne tourne, Elle valse, seule, jusqu'à en perdre la tête. Jusqu'à tomber à la renverse et éclater de rire.
Grâce à Elle, le monde paraît un peu moins moche. "La vie un peu moins lourde à porter."
Pensez, quand vous marchez dans cette rue, à lui sourire, à cette fille un peu étrange qui se balade pieds nus, comme à quelques centimètres du sol. Elle ne demande que ça, Elle, que vous répondiez à son sourire.
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Lundi 12 février 2007 à 23:33

TTC - J'ai pas sommeil
Nuit d'insomnie. Ca faisait longtemps. Rester réveillée, les yeux grand ouvert, à fixer le plafond. TTC dans les oreilles, parce qu'étonnemment leurs paroles me vont mieux la nuit. Le beat qui fait battre mon coeur.
Et puis, me lever tout doucement, sans un bruit, descendre les escaliers sur la pointe des pieds. Allumer la lumière, m'asseoir par terre dans ma chambre. Me rouler par terre en regardant la poussière dans ses petits yeux.
Puis je me décide à ranger ma chambre. Je m'active, remue un peu tout sans que ça fasse rien, sauf déranger la poussière qui commençait à s'endormir, elle. Je range mes livres. Mes cahiers. Je laisse tout ça loin de mes yeux. Pas y penser pour la nuit.
Je sors d'autres cahiers. Des que j'avais pas ouverts depuis longtemps. Des d'écriture, pas de maths. Je retrouve un vieux journal intime. Je ris de moi, un peu, puis beaucoup. Mais pas trop fort. Faut pas déranger ceux qui dorment...
Je retrouve un cahier que j'avais tenu un petit peu au lycée. J'avais essayé de retracer une partie de mon adolescence. J'ai retrouvé pas mal de souvenirs, que j'avais enfoui. Il paraît que je les oublie, pour me protéger. Toujours est-il que ça fait du bien, de relire tout ça. Enfin, un peu de bien, un peu de mal. Presque quelques larmes qui coulent. Presque. En relisant ce cahier-là, et puis un autre. Receuil de messages choisis. Soirées sms retranscrites. Les mots n'ont pas encore perdu de leur sens.
J'en retrouve d'autres. Une pile de cahiers vides. Comme quoi c'est vraiment fait pour moi l'écriture. Ou pas. Pourquoi sont-ils vides? Parce que ma tête est vide? Ou parce que j'ai trop peur d'écrire dedans, tant ils sont beaux? Même les pages sont sublimes, et j'ai peur de les écorcher avec mes mots.
"Et le sang coule, noir comme mon sang. Sur cette feuille blanche je trace,
Toujours plus haut, Avec l'encre de ma peine [...] Mes mots."
Dub Inc - Chaînes
Et puis, je tombe sur des photos. Des tas et des tas de photos. Vieilles. Moi. Ma famille. Mes amis. Mes voyages. Mes bêtises et mes bonnes choses. Mes premières photos. Réussies parfois. Ratées souvent. A se prendre pour une artiste, on en oublie que le plus touchant dans une photo, c'est le souvenir qu'elle évoque, pas sa technique.
Finalement, je me recouche. Après avoir décortiqué mes souvenirs et analysé mes conneries. Et assez vite je m'endors. Et je dors pendant douze heures. Coma réparateur? Insomnie perturbatrice. Comme toujours. Avec ses causes trop évidentes, et d'autres moins. Et ses conséquences presque inconséquentes.
TTC - Ebisu Rendez-Vous
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Dimanche 21 janvier 2007 à 13:32
La Phaze - RAS
Et je me demande si je suis réellement devenue celle que je suis en façade. Celle derrière laquelle je me cache. La fille qui sourit tout le temps, raconte des blagues, et reste rarement plus de quelques minutes en place. Celle qui a toujours la pêche. Qui fait rire les autres quand ils pleurent. Qui danse et chante comme une folle au milieu de la rue. Qui fait rire les passants. Ben ouais. J'ai peur d'être devenue juste elle. Plus qu'elle. Plus moi. Je me demande si j'ai toujours en moi la fille qui réfléchit. Sur le monde qui l'entoure. La fille qui se dit que le monde est pourri et qui tente de le changer. La fille qui pense. Qui écrit. Qui dessine. Qui pleure parfois aussi. Qui marche dans la rue sans lever le nez. Ou si je suis devenue juste bonne à badiner. A rester à la surface des choses. Pas écorcher la surface surtout! Rester planquée sous ce joli vernis transparent pour être sûre de pas trop s'impliquer, surtout! C'est dangereux de s'impliquer. Ca veut dire avoir une opinion et des arguments pour la défendre! Ca veut dire risquer de perdre les quelques onces d'amitié qu'on avait gagné à la sueur de not' front. Ca veut dire tellement de choses. Et moi je sais plus. Je sais pas si je serais capable un jour de ré-écrire. Dommage. Je crois que j'ai perdu mes idées. Mes fictions n'en sont plus et moi je glisse, je dérape lentement. La pente savonneuse sous mes pieds elle est de plus en plus pentue. Et je tombe, et je tombe! Chaque exercice de maths que je fais me pousse un peu plus vers le bas. Mais je dois continuer. Tenir. Parce que d'ici quelques années peut être... Après de longues études... Pas forcément intéressantes... Alors là peut être je pourrais faire ce que je veux. Une fois que j'aurais un métier stable, qui me rapporte de l'argent. Là j'aurais le droit de réfléchir. D'écrire. De dessiner. Si c'est pas malheureux. Tout ça pour se conformer au système. Respecter la volonté de ses parents. Et ça me fatigue... Je veux pas y aller. Donnez-moi une semaine de vacances, je vais m'écrouler! Je tiens plus debout. Ma valise pèse des tonnes même quand elle est vide. La nourriture a du mal à passer parfois. D'autres fois je la dévore comme une bête affamée. Et les kilos que je prends pour m'entourer d'une coque protectrice. Qui se fissure tellement souvent. Hop! Les digues qui cèdent et c'est fini. Je m'énerve. Je râle. Je crie. Je pleure, mais ça ils ne le voient pas. Ou alors je me tais. Je regarde par la fenêtre et reste silencieuse. Et les gens quand ils voient ça ils croient que je suis malade. Un peu. Ou pas. "A quoi tu penses?" C'est même pas que je pense, mon cerveau l'est trop vide pour ça. Nan, je me tais juste. Je regarde par la fenêtre. Sans penser à rien. Sans véritablement réfléchir. Parce que j'ai plus la force de penser. Et que j'ai jamais eu la force de pleurer.
Allez, arrête tes bêtises et vas bosser. Petite sotte.
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