Dimanche 10 février 2008 à 12:19


Juste une petite histoire comme ça en passant. L'histoire d'un très long mail qui m'a émue, et m'a fait penser à une histoire assez bête en soit...

J'étais entrain de faire mes courses au supermarché, et en passant près d'un gars en fauteuil roulant, celui-ci me hèle.
"Dites, s'il vous plait?"
J'enlève mon écouteur et réponds.
"Oui?
"Pourriez-vous m'attraper un paquet de ***  s'il vous plait? C'est trop haut pour moi."
Je lui attrape son paquet de je-ne-sais-plus-ce-que-c'était, lui demande si celui-là lui convient, puis lui demande s'il a besoin d'autre chose et m'éloigne en lui souhaitant une bonne journée.

Se rend-on jamais vraiment compte de ce que les personnes en fauteuil roulant endurent? Vous vous rendez compte? Être obligé de compter sur la générosité des gens pour réussir à faire ses courses?
Je ne dis pas que je suis mieux qu'une autre, mais ce jour-là je me suis sentie utile.
Et honteuse.
Parce que j'ai été incapable de regarder ce jeune homme dans les yeux.


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Dimanche 13 janvier 2008 à 17:43

Oui je regarde Gossip Girl et j'en suis fière !
Vivement le 28 janvier que l'épisode 14 sorte sur CWTV...

Bref, aucun rapport. Cet article était juste fait pour caser une photo de mon chéri, parce que j'ai beau ne plus avoir le temps ou la motivation d'écrire, je prends encore quelques photos...



Allez, un mini micro début de texte, juste pour le fun, juste pour voir si vous avez, contrairement à moi, de l'inspiration...

" Qu'est-ce que je fais là? Cette nuit, dans cette voiture, sur ce parking sombre, avec cette "musique", ou plutôt ce bruit, et cette petite lumière rouge qui clignote juste derrière le volant. Je n'aurais jamais du venir. Jamais m'embarquer dans une histoire pareille... 54... 55... 56... 57... 58... Les minutes s'égrennent. Soudain, une lumière s'allume. Un costume à la main, un homme traverse le parking déserté... "

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Samedi 12 mai 2007 à 19:22


Mika - Relax, Take It Easy

Puisqu'il n'est pas là ce week end, j'ai le droit de parler de lui, en toute logique et en toute impudeur, pas vrai?
Il me regarde dormir le matin. Comme le dit Ronan Keating : "Sometimes late at night
I lie awake and watch her sleeping She's lost in peaceful dreams So I turn out the lights and lay there in the dark" C'était tout pareil ce matin. Enfin, je suppose, je dormais... Toujours est-il que, voilà, je me réveille quand il se lève, il se recouche, je me roule dans ses bras. Il est beau être sept heure du matin, ça ne me dérange pas de me réveiller. Il s'excuse encore et toujours de me lever si tôt, mais, hey, ça me permet de passer plus de temps avec lui. Même si lui n'arrive plus à dormir et est tout fatigué. Et il avoue, ou plutôt ne nie pas, qu'il me contemplait dormir. Même si ça ne doit pas l'occuper pendant toutes ces heures.
Moi je le regardais hier soir. Ca m'arrive par moment, une sorte d'éclair - de lucidité? d'amûûûr? - et je le regarde comme si je ne l'avais jamais vu. Je le vois comme je le verrai si c'était le premier jour. En quelque sorte, je sors de la routine. Je le vois avec des yeux neufs, des yeux qui sont pas de propriétaire, et là je me dis "Woaw, tout ça pour moi, tout ça à moi." Et donc bref, je l'ai vu là, tout d'un coup, avec son regard comme-celui-dont-j'ai-tant-(trop?)-parlé, quand il lève les yeux sur moi, sans sourire, un peu celui de Annette dans Sexe Intentions, quand elle s'offre à Mr Valmont, déboutonnant son pyjama... Et je l'ai serré dans mes bras. Longtemps. Très. Je dirais presque de longues heures. Quoique ce soit plus deux longues heures. Et c'était chouette. Il parlait, j'écoutais. Je parlais, il écoutait. Il y avait des blancs aussi. Mais pas des blancs "J'ai plus rien à dire". Plus des blancs de réflexion, des blancs de "Raaah ce qu'on est bien là tous les deux à rien faire".
Tous les deux dans l'eau bien chaude du bain. De la mousse partout. C'est chouette de pouvoir s'allonger dans un bain bien chaud pour discuter. Regarder le plafond en écoutant la musique. Et puis quand on sort "Rah mais arrête de me mater aussi". A se filer des coups de serviette et hurler dans l'appart, alors que le voisin est venu gueuler l'autre jour parce que, je cite, "on entend votre musique de chez moi". Et puis manger des pommes au caramel faites par moi. Et lui qui me donne des nougats chinois. Puis aller se coucher.
Lui qui me dit que de toute façon sur Le Tour De France il sera entouré de quatre supers créatures rien que pour lui. Alors je fais semblant de faire la tête. Je lui dis qu'on sait jamais ce qui peut se passer. Oui ça fait déjà cinq mois, et j'ai l'impression que c'est depuis toujours/que c'est comme aux premiers jours, mais en mieux. Alors non, je ne suis pas inquiète. Je me dis juste que c'est le genre de truc qui arrive. Quand une personne manque énormément, on fait tout ce qu'on peut pour combler ce manque, non? Mais je fais pas vraiment la tête. Je fais ça juste que pour l'embêter. Alors je me jette sur lui et je le mords au cou...
Et puis je me réveille, il vient de se lever, chaque fois c'est ça qui me réveille. Je referme les yeux et j'attends de sentir le lit bouger quand il se recouche près de moi. Et je roule dans ses bras. Je murmure un bonjour à son oreille et me cale la tête sur son épaule. Me colle à lui pour pas avoir froid. Parce qu'il fait froid chez moi, en dehors de la couette.
Mais la faim me tiraille, je sors de la couette et cours au paquet de nesquik. Et puis, le téléphone qui sonne. La madame qui veut me parler d'une certaine réduction d'impôts. Alors qu'il est là, allongé sur moi, avec son petit sourire, nu, intégralement nu...
Lui dans mes bras, allongé de tout son poids sur moi. La tête dans mon cou, il murmure à mon oreille. Je le serre fort, fort, fort. C'est le genre de moments qui me font frissoner en y repensant. M'en souvenir m'envoie une décharge au creux des reins.
Qu'y a-t-il de plus doux que la peau de son amoureux?

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Lundi 2 avril 2007 à 23:37


3 Doors Down - Superman Kryptonite


Ca y est, c'est fait. La plume s'est jetée dans ma main, et les mots commencent à affluer et se bousculer. Une erreur de parcours? Peut-être bien. Je m'étais juré que le jour où je me remettrais (ou mettrais, selon les points de vue) à l'écriture, ce serait pour les bonnes raisons : pour chanter les louanges de quelqu'un, pour mettre des mots sur mon bonheur, pour crier mon amour. Au lieu de ça, je me retrouve là, au fond de mon lit, sous une tonne de couettes, à tenter de libérer la frustration et le crainte qui s'accumulent en moi depuis quelques temps déjà.

Petit retour sur le pourquoi du comment. Aujourd'hui, j'étais en visite dans ma (peut-être) future école, et me suis retrouvé brutalement face à la réalité concrète de ce qui m'attendait dans les années à venir. Et ma foi, quand on a seulement 18ans et qu'on n'a jamais pris le temps de se pencher réellement dessus, il n'est jamais facile de se trouver face à soi-même et à ce qu'on pourrait devenir, qui on pourrait devenir. Pourtant, à bien y réfléchir, il n'existe pas de véritables raisons qui puissent expliquer cet accès de mélancolie : la journée s'est bien passée (presque très bien, s'il n'avait été l'état désastreux de mon dos après avoir passé une journée entière dans un amphi), le cadre s'est révélé très agréable, et je me suis entendu répéter qu'avec le cursus que j'avais suivi, je n'avais aucun souci à me faire et que tout devrait bien se passer. Aucune déception donc.

Mais quand même, ça ne change rien au fond, ça ne change rien au fait que je me trouve face à un tournant dans mon existence et que je suis dans l'expectative totale concernant ce qui va advenir ensuite. Comme le dirait un être sage de ma connaissance : "Même si t'as envie de découvrir un nouveau truc, t'as peur que ça fasse disparaître tous les bons côtés de ce que tu vivais avant. T'idéalises un peu comment ça va être." En plein dans le mille.

Mais bon, finalement, un mal pour un bien tout ça? Ce n'est jamais évident de savoir exprimer ce que l'on ressent, j'en sais quelque chose, et finalement, l'écriture reste l'un des tous meilleurs exutoires qui puisse exister, lorque les paroles ne suffisent pas... Je la redécouvre avec plaisir. Et puis, prendre le temps de l'introspection, ça a de bons côtés aussi. On se rend compte de certaines choses, on arrive à en préciser certaines autres.

Je tiens à Elle. Je dirais même que je l'aime, pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle n'est pas, malgré ses complexes, malgré les miens, parce qu'avec elle au moins, je me sens moi, et tout simplement parce qu'elle arrive à me supporter. Et j'espère que ces quelques mots sauront trouver un certain écho. Et tan pis si je verse dans le gnangnantisme. Ca n'a jamais fait de mal à personne. Au contraire. Comme quoi, il aura suffit que je prenne ma plume pour réussir à le dire. Le reste m'appartient. Et lui appartient.

Je ne sais même pas si elle lira ces mots, si j'aurai un jour le courage de les lui montrer, de tenir la promesse que je m'étais faite de revenir à mon amour de l'écriture et d'en faire la première bénéficiaire (pour ce que ce bénéfice peut apporter). Et dans le cas contraire, c'est dommage, mais j'écris avant tout pour moi. Je me prouve que j'en suis capable.


A froid, le changement d'état d'esprit est flagrant entre le début et la fin de ces quelques lignes. Il faut dire qu'un échange smsisé m'a permis de me sentir mieux.
Et je pense que je ne garderais pas ces mots pour moi.







PS:
Mathieu, t'as même pas le droit de penser que c'est naze ce que tu as écrit. Capisch?

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Dimanche 4 mars 2007 à 11:52


Gentleman - Children of tomorrow

Elle a grandi à part, dans l'ombre d'une personne qui attirait la lumière, fusse-t'elle sa soeur. Grandir ailleurs comme un secret, développant un monde à part, ou elle alterne les rires et les larmes, sans trop prendre conscience du pourquoi. Inconsolable et inconsolée, l'inertie l'empêche d'avancer. Bâtir sa propre construction fine et légére, solide et assumée. D'un corps et d'un coeur lesté de plomb, complètement écrasé et anéanti, elle ne peut s'envoler, elle qui a la tête ailleurs, un monde "hypothèse" mieux adapté à elle.
 
Diverss objets sont là, des crayons, des plages blanches bientôt noircies d'idées ou de dessins, elle peut sentir mieux, tant que son cerveau n'est point saturé de chiffres, de formules mathématiques. Adjoindre les mélodies musicales qui enlèvent l'abrasion qui parasite la liberté de ses mouvements.
 
Mais, la cinématique se rejoue sans cesse, elle veut fuir, réinventer sa vie, de ses mots, de ses dessins, de ses envies, de créer encore et toujours, créer un mouvement perpetuel où l'oxygène donne tant de force, pourtant, ce n'est pas ce que les autres veulent d'elle, ce n'est pas ce qui est décidé, voulu, et par conséquent imposé.
 
Contrariée, forcée, formatée pour le contentement de si peu de monde finalement, car chacunes et chacuns des lectrices et lecteurs de ce blog voudraient simplement qu'elle ait droit à ses propres aspirations et vocations.
Son monde est sa seule empreinte, pour le monde extérieur à elle, l'extérieur qui écrase, étouffe, use, ou elle n'a que les larmes profondément cachées dans les musiques douces de son lecteur mp3.

Mais la vie ne se résume pas en des moments de paix cache-misére d'une souffrance sournoise, chronique et latente. Elle veut apprendre le dessin, et continuer les mots pour elle, pour vous et peut-être d'autres eux et vous, dessiner et créer vers le monde extérieur, ce qu'elle a developpé en elle-même. Elle est assez audacieuse et courageuse pour apprendre la technique qui lui permettra de poser, d'enlacer, de fusionner ses émotions, ses sentiments, sa force, sa vivacité, sa capacité d'improvisation, de spontanéité... Trouver l'inspiration, c'est un chemin direct vers soi, aidé par le mystère et la magie de créer sans explication rationnelle.
 
Clotilde est faite pour être spontanée, créatrice, où les choses se font d'elles-même. Besoin d'avoir des émotions à un haut niveau d'intensité. Le dessin est la résultante, une des seules activités à pouvoir laisser exploser ce qu'elle est vraiment. Il y a pourtant un point de départ qui manque.
 
Lui tendre une main, croire en elle, l'aider à avancer même si on n'est pas d'accord, parce que les évidences viennent une fois que l'on a fait le chemin pour parvenir à ce que l'on veut. Si on ne doit jamais changer, on doit changer le regard des autres et faire cesser ce besoin des autres de vouloir à notre place et ici à la sienne.
 
Le lacher prise, pour être là, encourager, ne jamais cesser d'y croire, laisser libre, renvoie des choses au-delà même de l'émerveillement. Vouloir y trouver un intérêt, un pourquoi qui pourrait nous rapporter quelque chose d'elle, devrait être des valeurs dépassées, obsolètes. Aimer les gens pour voir leur épanouissement personnel et ne rien en exiger, c'est bien plus réaliste et humaniste qu'on ne pourrait le croire. Donner sans vouloir recevoir.
 
Un gâchis, finalement elle est furtive dans cette vie extérieure, ne trouvant la paix que dans le sommeil. Elle a des capacités, elle peut facilement se révéler à elle-même, elle peut autant qu'elle veut y arriver. Pourquoi ne pas lui donner sa chance, la vie n'appartient qu'à nous-même, mais elle a parfois besoin d'être libérée et comprise, ou tout au moins acceptée des autres.
 
Sa destinée n'est pas de dessiner des schémas mathématiques à s'en arracher le cerveau et sa joie de vivre qu'elle a déjà perdu dans son enfance à être déjà mise à part. Elle a acquis malgré cela des différences qu'il faut au contraire accentuer, creuser pour construire sa marque, sa gravure dans ce monde. Si elle pleure, si elle est traversée par des émotions, si elle se sent écrasée, c'est qu'elle n'est pas faite pour vivre une vie bien règlée, bien droite, où rien ne dépasse des limites, c'est que toute cette énergie de frustration de ne pas avoir "été" elle depuis son enfance, a besoin de s'exprimer, de déborder de la feuille ou du cahier de mots abandonné au pied du lit.
 
Elle est mouvement, expression, intensité, amenée par un coeur et des émotions de haute volée, comment gâcher ça, elle mérite d'être appréciée à sa juste valeur que je ne connais certes pas, la flatterie serait inutile, elle n'est pas du genre de la maison de celui qui est en train d'écrire, un article longtemps promis, jusqu'à ce qu'il sorte de lui-même de ma tête.
 
Certes tout est improvisé, mais tous ces mots sont, je l'espère, le reflet d'un minimum de vérité ne faisant, je l'espère, pas injure à Clotilde, que beaucoup d'entre vous doivent connaitre mieux que moi. De là à dire que ce qui est écrit est d'une banalité affligeante, je le concède volontiers. Il me reste alors la sincérité de chaque mot posé ici et la conviction et l'envie qui ne faiblissent pas de croire en elle.
 
Parfois se sortir soi-même d'une situation ne peut être possible que si on donne cette liberté ultime d'être nous-même, Clotilde en a besoin, et pas de mourir dans l'inertie et le formatage décidés par d'autres.

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Vendredi 16 février 2007 à 23:32


Chris Isaak - Wicked Games



Une surprise qui l'a beaucoup surpris.
Mardi soir. Impossible de tenir en place. J'avais peur que ma surprise tombe à l'eau, qu'il ne soit pas là quand j'arrive, qu'il n'aime pas les suprises, que je le retrouve avec une blonde pendue au cou, qu'il soit en ville avec des copains, ou avec sa mère... Qui sait?
Mercredi soir. Quand je suis arrivée, j'ai juste eu le droit à un énorme sourire et un
"Mais, qu'est-ce que tu fais là toi?"
Il en revenait pas vraiment. Et moi non plus. Je sais pas trop ce qui m'a pris. Je sais pas où j'ai trouvé le courage de faire ça. Mais ça valait les quelques jours de frayeurs, de sueurs froides, de "Et si...?"
Ce soir.
Ouais, tout va bien. Même si d'ici quelques jours il va me manquer affreusement.

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Mardi 2 janvier 2007 à 22:33

Ez3kiel - Requiem

Il est parti.

Pour ne pas dire qu'il me manque déjà affreusement. C'était trop court... Je vais me coucher, et je sais que quand je vais me réveiller au milieu de la nuit, seule, il va me manquer encore plus... Je suis pathétique. Et extrêmement fatiguée.

PS: J'allais zapper, Bonne année à tous. Tous mes voeux de bonheurs. Que vous trouviez tous la geekette de vos rêves...

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Dimanche 17 décembre 2006 à 12:50

Pourquoi j'ai rêvé de ça dans la nuit de vendredi à samedi?

Et pourquoi je me suis réveillée en sueur?

Et pourquoi, tous, vous croyez que je parle de quelque chose qui fait peur quand je parle de Lui?

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Vendredi 17 novembre 2006 à 21:19

Un Tic Tac, il raisonne, un bruit sourd de maison vide, une sensation d'écrasement, de compression, pourtant la nuit est là, posant son calme, sa douceur, et ses effets si jolis, qui n'aime pas la sensation des étoiles, le mélange des couleurs du dehors traversant les volets. Cet instant venu où le souffle peut se reposer comme le corps, ou tous les bruits de la chambre peuvent incarner les derniers esprits qui restent éveillés pour prendre soin de nous, d'une présence discrète pour ne jamais nous perturber...

Pourtant Elle ne dort plus, Elle reste sur le dos, le regard perdu dans la noyade de ses yeux, tout devient pénible, le silence devient un son amplifié, les murs se rapprochent d'elle, pour n'être qu'une boite, une prison, elle étouffe... Sa vie n'avance pas, chaque nuit, elle est rembobiné sur les évènements les plus obscurs qui se remettent en scène. La solitude a de bons soldats, prêts à lui obéir pour déverser le poison.

Elle est pourtant si vivante, si joyeuse, avec un monde existant et unique au bout des doigts et du souffle. Mais c'est la vie de tous les jours qui pèse tellement, tant de choses arrivent dans cet environnement, où l'espoir, la volonté, l'envie, la passion, ou simplement s'exprimer et être soi, semble si fragile, très vite detruit et réduit au rang de chimére toute tentative d'exister.

Le monde va trop vite, il ne nous écoute pas, continue à se remplir d'injustice, de colère, d'impuissance, où être quelqu'un de bien c'est décider de prendre les chemins les plus impossibles, où les larmes, le dégout, nous marquent de plus en plus profondément. Alternance d'espoirs et de déceptions, l'indifférence est devenue le seul moyen de fermer les yeux et de supporter. Ce monde sans repére, sans repos, est un gâchis.

Mais le plus grave, si une echelle de valeur est encore possible, c'est de laisser mourrir ceux qui sont de vrai orfèvres et pas besoin d'être un ange pour cela. Ceux qui ne demandent rien, de les laisser exister, pour amener autre chose, et même, des différences fondamentales qui peuvent reconstruire des valeurs, des repéres, et ce rendre compte que beaucoup de choses restent possibles.

Imaginons qu'Elle soit dans cette chambre, que le sommeil arrive à lui faire lâcher une bille magique cachée dans le creux de sa main, au milieu du tic tac, du plancher qui craque, des larmes de solitude, qui elles ne font jamais de bruit.

Une bille qui roule sur ce plancher comme aller se perdre, mais comme la nuit peut être aussi le lieu de toutes les imaginations, cette bille est son monde, qui se devoile en se redessinant sur tous les murs de sa chambre... Un crayon qui ne s'arrête plus d'enchaîner les esquices, les tableaux de vie, les reves, les espoirs. Il n'est pas question de perfection dans le trait, ni de vitesse d'éxecution. Ce sont les émotions qui rendent vivantes toutes choses et qui séparent définitivement l'affectif de l'intelligence pure.

Son monde se dessine, couleurs chaudes et noir & blanc se mélangent, Elle aime son monde, Elle s'y sent heureuse, Elle y développe ses goûts, ses nuances, variant d'une émotion à l'autre. On y voit le respect de tout un chacun, par des petites touches discrètes et douces, ne jamais embêter personne, mais elle veut exister dans un monde fait de ses mains, éprouver de son coeur, se construire un monde plus simple, où elle doit éprouver, plutôt que d'éxecuter sans passion.

Elle est portée par la tendresse, l'altruisme, comme une mysanthropie humaniste, Elle sait vous aimer, Elle donne, son coeur n'est pas le chaos de ce monde. Il lui reste ce trésor qui n'a pas encore été  empoisonné, comme si chaque particule était une main tendue, que chaque humain devrait apprendre à s'en émerveiller sans vouloir se l'approprier.

Ressentir juste cette spontanéité, cette chaleur, ce don de soi, donne le respect comme seul clé d'entrée, à une porte qui n'existe pas, car Elle n'est pas un secret, ni une énigme. C'est nous même qui fabriquons les portes, en projettant ce que l'on veut sur les gens : vouloir quelque chose d'eux, les influencer, les contrôler, leur dire quoi faire et quoi penser. Ne dit-on pas de penser par vous-même avant que quelqu'un le fasse pour vous. Les utiliser pour mieux les jetter, leur faire comprendre qu'ils ne sont pas grand chose, juste là, pour l'occasion.

Se fabriquer quelqu'un pour nous-même, mais quelle est sa propre realité? Si personne ne l'a ecoutée, si personne ne l'a laissée libre de vous montrer ce qu'elle a dans le ventre, autant de ses différences, que ses ressemblances avec vous, les nuances seront toujours de construire un être unique.

Pourquoi les gens biens, humbles, discrets, altruistes, en arrivent à se dire que tout est de leur faute ?, qu'ils n'ont que ce qu'ils méritent, à y croire encore avec cet éternel espoir d'y arriver, de vivre selon leurs inspirations? Les autres appliquent des recettes, des comportements, des facons d'être qui ne marchent pas sur eux, on peut les excuser d'être maladroits certes, et de ne plus savoir être simples, spontanés et eux-mêmes à avoir à delivrer leur propre monde, faut-il pouvoir se découvrir, devenir vulnérable...

Si ce monde n'était pas aussi cruel, on pourrait se protéger par les autres d'être vulnérable, mais c'est souvent le couteau dans le dos qui nous attend. Il en va donc de même pour les gens biens, qui disposent d'armes froides de protection, comme un caractére en acier trempé, le rejet de tous les discours pré-etablis, des comportements "déjà vus", alors oui, ça finit par être eux qui passent pour des méchants d'être justes, equitables, de dire ce qu'ils pensent, de ne pas tricher, de ne pas jouer.

La simplicité c'est cette porte qu'Elle doit chercher, son propre coeur en donnera la clef, apprendre à ne rien faire et se laisser amener vers la découverte d'un monde qui ne veut de mal à personne, rester émerveillé comme par les choses nouvelles de notre enfance, s'emmêler dans les mots, les émotions, les sensations, apprendre à ressentir avant de dire une première parole. Ne rien faire que donner, spontanément, naturellement sans chercher ce qu'il en adviendra par la suite, la liberté d'autrui n'a pas de prix, sa cage c'est la même que la vôtre, ce monde, là, où tout le monde se regarde pour mieux s'ignorer, trop occupé a se parler de répondeur à répondeur.

N'enfermer personne, la possession est une chimére, personne ne part quand il se sent bien, et même n'importe quel silence ou prise de distance tout a fait justifiable pour se retrouver avec soi-même et refaire les peintures de son propre monde - il s'abime lui-aussi - le coeur et le caractére ne font pas tout, on peut se remplir de faiblesse et de decouragement.

Laisser quelqu'un grandir, dans une confiance jamais enoncée tellement elle est évidente, vous montrera d'autres facons d'anticiper, de comprendre, de réagir, de ressentir. Amenant la paix, la douceur d'un monde plus calme, moins chaotique, monins individualiste et utilitaire, qui ne laisse plus dautre choix de se sentir mourrir, etouffé, empoisonné, à être decourager et avoir peur d'être soi-même, de ne jamais se reposer de ses faillures des blessures de la vie.

Imaginez-vous supporter la cruauté humaine en même temps que l'impuissance des faits face à vous.

Ou finalement même seul la nuit, ou le repos est de mise, ça devient le déchaînement de toutes les angoisses et l'écrassement de la solitude de ne jamais répondre aux échos positifs de ce monde. Si la vie est belle, laissez les gens vous le demontrer en etant eux-mêmes.

Elle n'en demande pas plus. Mais non. Elle est là, adossée contre cette grille. Elle semble perdue dans ses rêves alors qu'en fait elle observe et ose espérer secrètement. Mais non. Elle reste bêtement là. Elle laisse son cœur pleurer en silence au milieu de son immensité, tout en cherchant son briquet dans ses poches. Elle a encore osé espérer, voilà tout.

Repondez a cet écho, l'esperance ne doit pas mourrir.

Auteur Anonyme. Mis hors ligne, à Letmetalk de décider de l'afficher ou pas.

PS: Oui je l'ai affiché. A vous de répondre à l'appel de mon anonyme ou non. A vous de jouer, pour améliorer le monde.

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Lundi 30 octobre 2006 à 19:48

The Scorpions - Still Loving You

Je me demande ce qu'ils font en ce moment.

Il est avec sa meilleure amie. Je crois. Je me doute bien de ce qui est entrain de se passer. Sans que je n'y puisse rien. Mais ai-je vraiment envie d'y faire quelque chose? Et puis, il porte sur lui la marque de mon passage. Les suçons sont partis, les morsures aussi. Reste un tatouage sur son omoplate gauche.

Virgin Killer

Lui par contre, je n'en ai pas la mondre idée. Qu'est-ce qu'on peut bien faire sur Rennes quand c'est les vacances pour nous, mais que tous les étudiants de fac sont encore là? La fête certainement. Son boulot peut-être. Penser à moi? J'en doute fort.

Je sais pas ce que je veux. La luxure et la passion, relation cachée mais si ennivrante? Ou la stabilité, l'amour et les mots doux? Quand aucun des deux n'est sûr, vers lequel se tourner? 

Et je dois me mettre à bosser.

Publié par LetMeTalk

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