Samedi 28 avril 2007 à 22:25


Si je pouvais lui dire, à ma mère, qu'elle ne peut rien faire pour m'aider. Parce que je dois trouver ma voie, qu'elle a beau essayer de m'aider ça ne sert à rien. C'est à moi de faire le chemin, toute seule. C'est à moi de "porter le fardeau" comme elle dit.
Si je pouvais lui dire aussi, que pour moi, 10 semaines, ça me semble énorme. 10 semaines à "ne faire que ça", ça me parait plus qu'inconcevable : impossible, inhumain. Que 10 semaines à ne faire que bosser, bosser, et encore bosser, non, définitivement, je pense pas que j'en serais capable.
Si je pouvais aussi lui dire que non, je ne la trouve pas trop reichfurher, un peu des fois, mais si j'arrivais à lui dire d'arrêter de jouer à la grande victime haï par sa fille, la chair de sa chair...
Si je pouvais lui dire que si, c'est un peu de sa faute si j'en suis là, parce qu'après m'avoir seriné que "Etre ingénieur, c'est bien, tu peux tout faire après. Le journalisme, c'est bouché. Etre écrivain ce sera un passe temps plus tard. La photo, l'art en général, c'est .... brrrrr j'en ai froid dans le dos". Et après elle me dit que "Non, jamais on ne t'a forcée à t'inscrire en prépa". Et les "je ne te laisserai pas aller en fac" alors?
Si je pouvais lui dire, à Lui, que la seule chose qui m'empêche de faire une grosse bêtise c'est lui, parce que je sais qu'il serait tout triste sans moi, et que je veux pas lui faire de mal.
Si je pouvais dire à quelqu'un que ouais, y'a des jours, je me dis que j'aimerais me jeter du haut d'un immeuble, sauter à pieds joints dans le vide, me trancher les veines et me plonger dans la baignoire, regarder le sang qui se mêle à l'eau, les bulles d'écumes qui rougissent, comme sur les babines d'un chien qui s'est battu. Mais pourtant, je suis encore là. Force morale, ou au contraire ma plus grande faiblesse?
Si je pouvais leur dire, à mes profs, "excusez-moi mais je comprends pas ça là, ce truc, là, exactement. Vous pouvez me réexpliquer?" plutôt que de penser "J'y comprends riiiiiieeeeeeen" et de ne pas oser le dire de peur qu'on me prenne pour quelqu'un qui, décidément, ne comprend rien à rien.
Si je pouvais leur dire, à tout ceux qui se disent que Sarkozy à de bonnes idées et qui vont voter pour lui, tout ce que j'ai pu lire sur lui, ses magouilles, ses amitiés avec des très haut placés, son goût prononcé pour le pouvoir...
Si je pouvais leur dire... Si seulement j'arriverais à l'ouvrir une fois de temps en temps. Mais non, les sanglots étouffent ma gorge, et je lutte contre les larmes, et je ne peux plus parler. Alors ces sujets je les évite, j'esquive. Et au final, je me perds moi-même et je ne sais plus où j'en suis. Enfin, ça, je n'ai jamais vraiment su de toute façon...


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Jeudi 12 avril 2007 à 0:13


Les pieds sur les lignes entre les pavés. Surtout, surtout, ne pas marcher sur la pierre. Garder les doigts de pieds sur les lignes. A la frontière.
Elle est là, au milieu de la rue piétonne. Elle avance à petit pas, à petits bonds de chat. Elle évite les flaques d'eau et slalomme subtilement entre les passants. Elle ne s'étonne de rien, virevolte au soleil, salue les passants quand ceux-ci lui jettent un regard inquisiteur. Elle sourit aux jeunes attroupés sur la pelouse, leur fait un petit signe de la main, et elle continue sa danse.
Et puis, soudain, elle s'arrête, elle lève les yeux au ciel. Elle bascule sa tête en arrière, et rit à gorge déployée. Son rire cristallin résonne dans toute la rue commercante. Ils l'entendent tous, ce rire cristallin. Et tous autant qu'ils sont, ils se mettent à sourire.
"Cette petite, elle éclaire ma journée." se dit un vieux monsieur qui la regarde, appuyé sur sa canne, à l'ombre d'un arbre, assis sur un banc, près d'une fontaine. Il sourit et la regarde qui repart danser. Il reste là même longtemps après son départ. Même si la douce chaleur qu'il avait sentie au fond de son coeur a disparu depuis bien longtemps, il reste assis à regarder les passants. Pas comme s'il n'avait que ça à faire, non, mais comme si au contraire il attendait quelque chose, un signal.
Ses yeux se perdent dans le flot des passants, qui grossit, accélère, puis ralentit et se désengorge. Ses yeux se voilent. Il ne voit plus les pieds qui se soulèvent et se repose, il n'entend plus la moindre bribe de conversation. Il se souvient, visite ses souvenirs...
Et puis, ses yeux se refixent sur la devanture de la boutique devant lui. Son oeil est attiré par un livre derrière la vitre. Alors, très lentement, minutieusement, il prend son temps et se lève, appuyé sur sa canne au pommeau argenté. Il commence à se diriger vers le magasin qui lui fait face depuis déjà quelques heures. Il se penche sur la devanture, encore plus qu'il n'est déjà vouté, et il regarde ce livre.
Il le connait, il l'a déjà, il ne l'avait juste pas reconnu.
Alors, il continue sa route, puisqu'il est debout. Il dépasse le coin du magasin, puis sort du champ de vision de la vendeuse.
"Il est là tous les jours celui-là, il passe des heures sur ce banc. Je ne sais pas pourquoi...
- Oh, arrête de te poser des questions comme ça et vient plutôt m'aider à vider ce carton!" lui ordonne sa supérieure directe, une vendeuse un peu plus agée qu'elle.
Dans le miroir, elle se regarde. Elle n'est pas particulièrement belle, même si la plupart des gens semblent lui trouver un certain charme. Ses longs cheveux auburn coulent en cascadent sur ses épaules, même s'il fait tellement chaud aujourd'hui qu'elle regrette de ne pas les avoir noués en une queue de cheval haute. Elle a les pomettes un peu trop hautes, les yeux un peu trop rapprochés. Ses lèvres ne sont pas assez pulpeuses, sa poitrine pas assez existante... Elle pourrait en donner beaucoup comme ça, des détails qui peuvent paraître insignifiants, mais elle ne voit plus qu'eux, elle.
Pour se changer les idées, elle se met à détailler sa "collègue". Les cheveux en carré blond, d'un blond trop pâle, avec les racines qui foncent. Son nez porte une bosse, pratique pour les lunettes certainement. Ses yeux sont un peu globuleux. Et son débardeur court met particulièrement en valeur sa forte poitrine. Elle n'est pas belle, pas vraiment jolie, mais elle a des arguments, que voulez-vous.
"Qu'est-ce qu'elle est mignonne la vendeuse là-bas..." souffle un jeune homme à son accolyte.
"Laquelle? La blonde ou la brune?" lui répond-il en reluquant d'un air intéressé les deux vendeuses.
"La brune bien sûr!
- Je ne te comprends vraiment pas. La blonde est beaucoup plus canon!" lui répond le jeune homme, qui fort à son aise commence à se pencher en arrière pour regarder si les pares-chocs sont aussi bien à l'arrière qu'à l'avant.
"Chacun ses goûts" se dit le jeune homme, qui continue, malgré la gêne qu'il ressent envers les vendeuses à cause de l'attitude de son ami, à regarder la brunette du coin de l'oeil. Il se dit que, vraiment, elle est mignonne. S'il avait un peu de courage, il irait la voir, peut-être la draguer un peu, et il lui donnerait son numéro de téléphone.
"Et si elle avait déjà un copain?" La question l'a à peine effleuré que, ça y est, tous ses espoirs volent en fumée. Il se dit que de toute façon, elle est trop bien pour lui. Il regarde par la fenêtre, se sentant morose malgré le soleil radieux, et il la voit passer, cette fille qui danse entre les pavés.
Il la suit des yeux tout le long de la vitrine, jusqu'à ce qu'elle soit hors de vue. Il est comme hypnotisé.
Il ferme la bande dessinée qu'il avait dans les mains, s'avance vers la sortie, et se penche vers le carton posé à même la moquette verte.
"Bonjour. Moi, c'est Alexandre. Je peux t'aider?"
Ce texte craint. Ca fait longtemps que j'avais pas écrit. Désolée pour ce... truc. C'est parfaitement naze... Ca reflète mon état.

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Mardi 10 avril 2007 à 16:35


Frou Frou - Holding Out For A Hero

( BO de Shrek 2 )

Putain, mais qu'est-ce que je vais faire de ma vie!?
C'est un cri que je pousse, une sonnette d'alarme que je tire.
J'ai pas d'avenir.
Pas d'avenir, pas de projet, pas d'envie.
Putain de Bordel de Foutue Merde!
Et je pleure. De frustration. De peur. De solitude face au problème. D'incompréhension. D'appréhension. Seule dans mon lit je pleure. J'étouffe les sanglots dans l'oreiller,  parce que même avec sa radio allumée, ma soeur pourrait entendre. Et j'veux pas en parler...

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Dimanche 8 avril 2007 à 22:24


ELO - Mr. Blue Sky

Ne pas dire un mot. Ne pas réagir. Surtout pas. Surtout, se taire, ne pas ouvrir la bouche. Garder pour soi ses réfléxions, ne surtout pas émettre le moindre son.
Je sens bien qu'elle est énervée. Je sens bien qu'elle veut que je m'énerve, que je me justifie, que je m'effondre en larmes et que je m'excuse. Parce qu'elle me connait. Alors elle me cherche. Elle me lance ses remarques à la face, acide, moqueuse, vengeuse, méchante. Elle me les dit bien en face, quand tout le monde écoute, et après elle s'étonnerait presque des regards gênés. Elle voudrait que je hurle, que je tempête, que je m'en aille en claquant la porte. Elle voudrait me voir craquer, me voir avouer que je la déteste. M'entendre dire "ma mère m'emmerde!". Parce qu'elle le dit elle-même, elle est persuadée que c'est ça, ce que je ressens. Elle croit que pour moi, ma mère n'est que la personne la plus chiante de la terre, toujours sur mon dos, toujours à me courir sur le rable, une personne qui ne comprend rien à rien.
Et pour le coup, oui. Oui, elle ne comprend rien. Oui, elle est toujours sur mon dos, avec ses réfléxions, sa méchanceté oui. Elle ne comprend pas que ce que je dis sur elle ne sont que des énèrvements d'ado "gâtée" par la vie, qui en veut au monde entier de ne pas être parfaite. Elle est chiante quand elle saisit le moindre prétexte pour me dire tout haut ce qu'elle pense tout bas, devant tout un auditoire gêné de la voir régler les querelles familiales devant eux.
On me dit que je devrais lui dire que je l'aime, que je suis une sale gamine pourrie et que j'en suis désolée, que même si je dis du mal d'elle, je l'aime profondément, même si elle m'envoie des piques dès qu'elle peut. Ben nan. Là, je suis pas d'humeur. J'ai envie de lui cracher ma haine au visage, comme elle dit que je le fais si bien ici. J'ai envie de lui montrer ce que je pourrais faire par méchanceté, par ressentiment. J'ai envie de prendre les photos qu'elle m'a demandé, de les supprimer, de les déchirer, de les bruler, de défigurer les figurants... Envie d'aller lui dire dans son sommeil, toute la haine que je ressens, de lui décrire à l'oreille toutes les insanités que j'ai pu faire et dire, et toutes celles que je rêve de faire et dire. Envie de lui hurler dessus, que merde elle se trompe! Que je suis pas comme ça!
Mais ça, elle ne le comprend pas. Ce qu'elle voit de moi, c'est ce qu'elle veut voir. Ce que je dis ou fais de méchant, si tant est que ce soit vraiment méchant, elle le retient. Ce que je dis ou fais de gentil passe à la trappe.
Elle voulait que je dise des mots gentils sur mon anniversaire. Oui, c'était chouette de voir tout le monde réuni. Sauf que Béatrice m'en veut énormément, et ce depuis toujours, pour tout ce que j'ai pu faire. Sauf que Ouassi n'était pas à son aise et que moi ça m'emmerdait. Sauf que ma mère, cette sainte, avait encore trop bu. A tel point qu'elle ne tenait pas debout, une fois que les invités sont partis. Je l'ai prise dans mes bras et lui ai dit "merci maman". Alors qu'à un moment, dans ma chambre, alors qu'elle sortait du four le homard et que je les entendais discuter, tout ce que je voulais faire c'était frapper dans les murs et m'effondrer en larmes. Alors oui, le homard était chouette, ça m'a fait plaisir de voir tous ces gens réunis pour moi, le gateau était bon (en fait nan, je l'ai trouvé mauvais mais j'ai rien dit). Mais bordel, qu'elle ne me demande pas de dire sur mon blog que ma soirée d'anniversaire était supra trop cool. Je l'ai remerciée de vive voix et ça ne lui suffit pas. Il faut aussi que je montre au monde entier quelle mère géniale elle est. Eh bah non. Malgré tous ces bons côtés, y'a des jours comme ça où tout ce qu'on voit c'est les mauvais. Le soir de mon anniversaire, c'était le cas. Désolée maman.
Alors voilà. Non, ça ne va pas. Arrêtez de me poser la question. Je voudrais pouvoir hurler sur ma mère, et partir très loin d'ici, avec Mathieu et tous mes "amis". Avec mon appart et toutes mes affaires. M'en aller très très loin, mais rester tout près, dans "mon" monde. Mais juste avec elle qui serait dehors. Comment ça c'est pas possible?
Ouais, je suis méchante. J'assume. J'ai fait l'article qu'elle me reprochait. J'ai fait l'article où je dis que ma mère est psycho rigide, qu'elle ne me comprend pas, que j'ai toujours raison et qu'elle n'est qu'une emmerdeuse. J'aimerais bien l'imprimer, le lui montrer, et lui dire "Alors, heureuse?". Mais non. Je l'écris là, je vide la poche comme dit Guénolé. Et certainement que je supprimerai cet article dès que je l'aurai relu. Parce que, pour le coup, si elle tombe dessus, elle aura des raisons de hurler, de tempêter, de pleurer et de mener une guerre d'usure pour me voir pleurer. Mais je ne fais que dire la vérité, maman. Tu me pourris la vie ces jours-ci. Tu ne veux pas me laisser vivre ma vie, et tu ne m'aides pas à voir ce que je veux faire. Tu veux que je fasses comme toi, parce que toi tu trouves que ta vie est réussie. Tu as un mari, des enfants, une grande maison, plein d'argent, de quoi partir en voyage à l'autre bout du monde, de quoi t'acheter de beaux vêtements quand tu en as envie. Et si ce n'était pas ça ma conception du bonheur, ça te ferait quoi?

Je vais arrêter de cracher sur ma mère. Au fond, elle ne ressent pas que de la haine pour moi, et il en est de même de moi envers elle. Mais sa campagne d'usure marche un peu. Et puis, comme le dit si bien mon horoscope, je suis en mode berserck pour le reste de la semaine avec quiconque tente de m'approcher. Sois prévenu, étranger...


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Mercredi 4 avril 2007 à 11:51


Hilight Tribe - Free Tibet

Je suis partie. Partie pour quelques jours. Je vais construire une éolienne. Oh non, pas une grande comme celles qu'on voit dans les champs. Non. Je vais en construire une d'1m50 normalement. A Pontivy. Et avant ça, fête de classe! Etonnament, je ne me sens pas particulièrement jouasse et folle et en furie et prête à faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Non. Là, je me vois juste changer mon billet de train pour aller directement à Rennes. C'est que Mathieu est malade. J'peux rien y faire et ça m'embête. J'aimerais bien être à côté de lui, ne serait-ce que pour être à côté de lui. Même là-bas, il est vrai que je ne pourrais pas faire grand chose pour l'aider à se remettre. Sauf peut être le forcer à ne pas travailler, et à se reposer aujourd'hui.
Enfin voilà. Vous êtes entre vous maintenant. Vous pouvez dire ce que vous voulez, le nombre de gens ayant le mot de passe de ce blog est très limité, donc vous n'avez pas à avoir peur de dire des bêtises... (Je pense à toi Enora.)
Le mot de passe invité est toujours et encore là... Servez vous en à votre gré, si gré vous avez.
Autrement, je vous souhaite une bonne fin de semaine, et un bon début de vacances pour ceux qui seront en vacances le week end prochain.
Peut-être que je posterai de Pondi (Pontivy en breton) ou peut-être pas. Je risque d'être très occupée...
Love, etc...

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Lundi 2 avril 2007 à 23:37


3 Doors Down - Superman Kryptonite


Ca y est, c'est fait. La plume s'est jetée dans ma main, et les mots commencent à affluer et se bousculer. Une erreur de parcours? Peut-être bien. Je m'étais juré que le jour où je me remettrais (ou mettrais, selon les points de vue) à l'écriture, ce serait pour les bonnes raisons : pour chanter les louanges de quelqu'un, pour mettre des mots sur mon bonheur, pour crier mon amour. Au lieu de ça, je me retrouve là, au fond de mon lit, sous une tonne de couettes, à tenter de libérer la frustration et le crainte qui s'accumulent en moi depuis quelques temps déjà.

Petit retour sur le pourquoi du comment. Aujourd'hui, j'étais en visite dans ma (peut-être) future école, et me suis retrouvé brutalement face à la réalité concrète de ce qui m'attendait dans les années à venir. Et ma foi, quand on a seulement 18ans et qu'on n'a jamais pris le temps de se pencher réellement dessus, il n'est jamais facile de se trouver face à soi-même et à ce qu'on pourrait devenir, qui on pourrait devenir. Pourtant, à bien y réfléchir, il n'existe pas de véritables raisons qui puissent expliquer cet accès de mélancolie : la journée s'est bien passée (presque très bien, s'il n'avait été l'état désastreux de mon dos après avoir passé une journée entière dans un amphi), le cadre s'est révélé très agréable, et je me suis entendu répéter qu'avec le cursus que j'avais suivi, je n'avais aucun souci à me faire et que tout devrait bien se passer. Aucune déception donc.

Mais quand même, ça ne change rien au fond, ça ne change rien au fait que je me trouve face à un tournant dans mon existence et que je suis dans l'expectative totale concernant ce qui va advenir ensuite. Comme le dirait un être sage de ma connaissance : "Même si t'as envie de découvrir un nouveau truc, t'as peur que ça fasse disparaître tous les bons côtés de ce que tu vivais avant. T'idéalises un peu comment ça va être." En plein dans le mille.

Mais bon, finalement, un mal pour un bien tout ça? Ce n'est jamais évident de savoir exprimer ce que l'on ressent, j'en sais quelque chose, et finalement, l'écriture reste l'un des tous meilleurs exutoires qui puisse exister, lorque les paroles ne suffisent pas... Je la redécouvre avec plaisir. Et puis, prendre le temps de l'introspection, ça a de bons côtés aussi. On se rend compte de certaines choses, on arrive à en préciser certaines autres.

Je tiens à Elle. Je dirais même que je l'aime, pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle n'est pas, malgré ses complexes, malgré les miens, parce qu'avec elle au moins, je me sens moi, et tout simplement parce qu'elle arrive à me supporter. Et j'espère que ces quelques mots sauront trouver un certain écho. Et tan pis si je verse dans le gnangnantisme. Ca n'a jamais fait de mal à personne. Au contraire. Comme quoi, il aura suffit que je prenne ma plume pour réussir à le dire. Le reste m'appartient. Et lui appartient.

Je ne sais même pas si elle lira ces mots, si j'aurai un jour le courage de les lui montrer, de tenir la promesse que je m'étais faite de revenir à mon amour de l'écriture et d'en faire la première bénéficiaire (pour ce que ce bénéfice peut apporter). Et dans le cas contraire, c'est dommage, mais j'écris avant tout pour moi. Je me prouve que j'en suis capable.


A froid, le changement d'état d'esprit est flagrant entre le début et la fin de ces quelques lignes. Il faut dire qu'un échange smsisé m'a permis de me sentir mieux.
Et je pense que je ne garderais pas ces mots pour moi.







PS:
Mathieu, t'as même pas le droit de penser que c'est naze ce que tu as écrit. Capisch?

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Dimanche 1er avril 2007 à 20:43


Pour raisons personnelles, je me vois dans l'obligation d'instaurer ici un mot de passe. Il sera effectif je ne sais pas encore quand. Certainement le temps que je trouve quel mot de passe conviendra. Toujours est-il que voilà, je ne veux pas que ce soit la fin de LetMeTalk, j'y tiens trop. Je ne veux pas ouvrir un nouveau blog, ailleurs, loin... Je reste ici donc. L'accès au mot de passe vous l'aurez en me demandant. Email, sms, msn, tous les moyens sont bons.
Allez, à la revoyure.
PS: Il n'y aura pas de nouveaux articles, ou du moins de nouveaux articles en ligne, avant l'instauration du mot de passe. Désolée.
PPS: Je viens de réaliser un truc. On est le 1er avril. Ceci n'est pas un poisson d'avril.
PPPS:
LetMeTalk dit :
Elle comprend pas que mon blog me sert plus à balancer les mauvais côtés plutôt qu'à célébrer les bons
Mathieu dit :
Les bons moments, tu les vis ... les mauvais, tu en parles pour ne plus avoir à les vivre

Publié par LetMeTalk

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